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Alfa Kati Mahmud : Sa vie et son oeuvre
Ismaël Diadié Haïdara Sommaire: - Alfa Kati Mahmud: les origines royales ------------------------------------------------------------------------------------------------ Alfa Kati Mahmud : les origines royales Les éditeurs du Tarikh al-Fattash ont donné le nom de Alfa Kati comme suit : Mahmoûd Kâti ben El-Hâdj El-Motaouakkel Kâti. C’est ainsi qu’il est nommé dans le texte du Tarikh al-Sudan d’Abd al-Rahman as-Sa’di lui aussi. Alfa Kati Mahmud lui-même écrit son nom de diverses manières. Sur la copie d’un Tafsir al-Qur’an incomplète et anti-datée, il indiqua que son nom est Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah b. Ziyad al-Quti aban al-Andalusi aslan al-Wa’kari umman. Et dans les marges du même manuscrit, ou en d’autres encore, il le donne tout simplement comme suit : Alfa Kati Mahmud en l’année 910H. Ailleurs, il l’écrit diversement Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Wa’kari al-Quti ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Quti al-Wa’kari ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Wa’kari en l’année 921H; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Quti ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Quti al-andalusi al-Wa’kari ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Ziyadi ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah b. Ziyad ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Ziyadi al-Quti donnée dans une note de l’année 911; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Ziyadi al-Quti al-Wa’kari ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah al-Ziyad al-Qut ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah ; Kati alfa Mahmud b. Ali ; Alfa Kati Mahmud al-Wa’kari ; Alfa Kati Mahmud b. Ali al-Wa’kari ; Alfa Kati al-Wa’kari ; Mahmud Kati ; Mahmud b. Ali ; Alfa Kati Mahmud b. Ziyad ; Alfa Kati Mahmud b. Ali b. Ziyad al-Wa’kari . Les mêmes variantes sont reprises en plusieurs autres manuscrits.
Comme on peut le voir, Alfa Kati Mahmud ne va pas au-delà de al-Mutawakkil b. Allah b. Ziyad. Ali-Gao b. Mahmud Kati III donne Abi-Bakr comme père de Ziyad. Muhammad Abana b. Alfa Ibrahim b. Mahmud Kati III transcrit simplement ce nom comme Bakr . À ce nom, Ali Hola b. Muhammad b. Ali b. Mahmud Kati II donne, pour sa part, Ahmad b. Abd Allah b. Abana comme ancêtre de Ali b. Ziyad à Tolède. C’est à partir de ces éléments que la généalogie de Alfa Kati Mahmud peut se constituer comme suit : Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah b. Ziyad b. Bakr b. Ahmad b. Abd Allah b. Abana al-Quti al-Tulaytuli aban al-Andalusi aslan al-Wa’kari umman.
Kati est une déformation de « Qut » et Alfa Kati l’indique lui-même : « C'est une corruption de langue qui fit du mot Kunya Kati; Kati est à l'origine, Quti ». L’ethnique Qut est la traduction arabe du terme Goth. Les traducteurs des Tarikhs de Tombouctou ont interprétés diversement ce nom. Ils donnent tantôt Koti, tantôt Kouti et souvent Kati. La lecture correcte est bien Quti ou Qoti que donnent certains membres de la famille comme Muhammad Abana ; les Kati de Kirshamba donnent eux Cota. Le nom Kati ne vient donc pas du nom latin Cota comme l’a laissé supposé Cantera-Burgos dans son étude sur le poète juif de Tolède Rodrigo Cota que j’ai suivi dans mon ouvrage intitulé Les juifs à Tombouctou, publié à Bamako en l’année 1999. Cantera Burgos lui-même, à propos des Quti, cité par ibn Bashkual, fut victime d’une longue tradition qui supposait ce nom comme juif. Le poète et philosophe de Málaga, Solomon Ibn Gabirol au XIe siècle le cite déjà. Moïse Ibn Ezra de Grenade au XII e siècle fait de même en l’incluant parmi les auteurs de la littérature juive d’Espagne, comme cela peut se voir dans l’article de M. Schreiner : « Le Kitâb al-Mouhâdara de Moise b. Ezra », publié dans la Revue des Etudes Juives. M. Steinschneider dans son travail intitulé Die arabische Literatur der Juden, poursuit cette mésinterprétation du nom Quti. Neubauer, dans son Hafs al-Qouti, le fait venir lui, du nom de ville Qout « située d’après Yaqout, dans la province de Balkh ». Abraham Laredo, dans son ouvrage intitulé Le nom des Juifs du Maroc, reprend la même hypothèse. Il faut accepter avec Dunlop que Quti n’est simplement pas un nom juif. Bien sûr, les Quti se métisseront à Tombouctou avec les Cohen de Fez et Mahmud Kati b. Abd al-Rahman b. Muhammad Abana b. Ibrahim b. Mahmud Kati III est juif par sa mère. Je suis revenu sur tout cela dans mon second ouvrage qui porte sur les sources arabes relatives aux juifs dans la vallée du Niger.
Alfa Kati Mahmud signale en note que sa famille appartenait à l’époque de l’Espagne Wisigothique, à la classe régnante : « Dans les premières époques, ils étaient les Dh âwil imârati, les rois, il y a en fait, longtemps de cela, bien avant la pénétration de l'Islam (en al-Andalus). Il n'est pas nécessaire de s'attarder sur ce sujet sur lequel tu peux te renseigner dans notre livre Tedzkirat al-Ihwân ammatara kuhu mîn al-`awân, une copie de cette oeuvre se trouve chez le Sheikh Mori Salih, chez vous à Jennée; vous trouverez sans doute en le lisant, satisfaction à tout ce que vous chercherez à savoir sur les Goths, depuis la Jahiliyya jusqu'à l'Islam, et tout ce qui est relatif à la famille de al-Hajj Ali, du début à la fin ». Plus loin encore. Il spécifie que son père descendait de la dernière famille royale de l’Espagne Wisigothique : « al-Hajj, notre père, nous a dit que leur famille était la dernière famille royale des Goths en cette terre. Ils ont exercé le pouvoir jusqu'au dernier jour de leur règne. Il nous a dit que c'est grâce à eux que l'Islam est entré dans leur pays. C'est par eux les Goths que s'est ouvert tout al-Andalus à l'Islam. Cela est un fait depuis les temps de la pénétration de l'Islam dans ce pays».
Alfa Kati Mahmud, à la fin de ce texte relatif à son père et à ses origines, touche pour finir la question de la fin de l’Espagne Wisigothique et de sa cause légendaire : « … il nous a parlé aussi de son pays al-Andalus, quand il était gouverné par les Goths; sous le règne de leur roi Rodrik, il y a longtemps, Iulian fut fustigé par un acte vil de ce dernier. L'inimitié se poursuivit et dégénéra en fitna. J'arrête là ces notes marginales, résumées d'une réponse à mon frère de Jennée. L'esclave de son Seigneur, alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawwakil bi Allah b. Ziyad al-Wa'kari al-Quti. »
De ce texte, trois leçons peuvent se tirer. Alfa Kati Mahmud montre à un premier moment qu’il est un Goth d’origine ; à un deuxième, il indique que son père descend de la dernière famille royale des Wisigoths et, à un troisième, que c’est par sa famille que l’islam pénétra en terre d’al-andalus.
Ibn al-Qutiyya reprend le même récit, avec plus de précision : « Plusieurs de nos savants, tels que le cheikh Mohammed ben ´Omar ben Lobâba, Mohammed ben Sa´ïd ben Mohammed Elmorâdi, Mohammed ben ´Abdelmalek ben Ayman, Mohammed ben Zakariya ben Ethhhandjiya Elichbîli (Dieu leur fasse miséricorde !), qui tenaient eux-mêmes leurs récits de leurs maîtres, nous ont rapporté que le dernier souverain des Goths, en Andalousie, fut Ghaythacha (Vitiza). Ce roi, en mourant, laissa trois fils : Olemundo, Romulo, Arthobâs. Ces princes, tout jeunes encore au moment de la mort de leur père, demeurèrent à Tolède sous la tutelle de leur mère, veuve du roi défunt, et ce fut elle qui exerça le pouvoir en leur nom. Quant à Roderic, qui était un des généraux du roi père de ces princes, il abandonna les fils de son maître et alla s’établir à Cordoue avec tous les guerriers qui l’entouraient. Sous le règne de Elwalid ben ´Abdelmalek, lorsque Thâriq ben Ziyâd pénétra en Andalousie, Roderic écrivit aux fils du roi Ghaythacha, qui, à la nouvelle de cet évènement, s’étaient mis en mouvement, et avaient pris leurs armes, leur demandant de venir à son aide et d’unir leurs forces contre l’ennemi commun. Après avoir levé des troupes dans les villes frontières, les jeunes princes se mirent en route ; mais arrivés à Choqonda (Secunda), ils campèrent en cet endroit, ne se croyant point assurés contre une trahison de Roderic s’ils entraient dans la ville de Cordoue. Roderic se porta donc à leur rencontre et l’on se mit en marche pour aller combattre Thâriq. Aussitôt que les deux armées furent en présence, Olemundo et ses deux frères convinrent de trahir Roderic ; le soir même, ils envoyèrent faire part de leur dessein à Thâriq, en lui disant que Roderic n’était en quelque sorte qu’un des chiens de leur père et un de ses suivants. Ils demandèrent qu’on leur accordât l’amnistie, à la condition que, dés le lendemain, ils se rendraient auprès de Thâriq et que celui-ci leurs confirmeraient la propriété des villages possédés par leur père en Andalousie. Dans la suite, ces villages, qui étaient au nombre de 3.000, furent appelés concessions royales ». L’anonyme des Ajbar Majmuâ reprend également la même histoire avec des variantes.
La dernière famille royale qui aida à la pénétration de l’Islam et que al-Hajj Ali b. Ziyad désigne comme la sienne, selon la note de Alfa Kati Mahmud, est celle du roi que ibn al-Qutiya appelle Ghaythacha et que Houdas donne comme Vitiza. C’est donc ce Vitiza (Witiza ou Wititza) qui est l’ancêtre de Alfa Kati Mahmud. La famille de Wititza accède au pouvoir à partir de la mort de Recesvinthe, avec l’accession au trône du roi Wamba. Toute la noblesse le nomma à l’unanimité, successeur du roi défunt. Il refusa au début et finit par accepter la couronne, forcé à cela par les Comtes, Prélats et Ducs Gardingues. 19 jours après son élection, le 20 Septembre 672, il fit son entrée à Tolède, la ville royale ; le dimanche suivant, 25 septembre, il reçut dans l’Église de la Cour dédiée à Saint pierre et Saint Paul, la sainte onction des mains de Quiricus, prédécesseur de Julien au Saint siège de Tolède. Cet homme prévenu, nommé dés 656 Viri ilustres, commençait ainsi en toute humilité, l’histoire d’une famille dont les derniers descendants finiront en Afrique.
Wamba fut écarté du trône Wizigoth de Tolède en l’année 680 par la trahison de Ervige, fils d’un grec du nom d’Arbabaste et d’une sœur de Chindasvinthe, un wisigothe qui fut également roi. Wamba, après avoir mené sur divers fronts, de fructueux combats qui redonnèrent au royaume wizigoth une précaire paix, se retirera dans le monastère de Pampliega jusqu’à sa mort. Comme pour réparer un acte si vil, Ervige nommera comme héritier et co-gouvernant, le magnat Egica, un parent de Wamba à qui il donnera également comme épouse, sa fille Cixilona.
Egica recevra l’onction royale des mains de Julien, Primat de l’église visigoth, le dimanche 24 novembre de l’année 687. Son fils, Wititza, que les arabes appelleront Gaitixa, recevra l’onction comme co-gouvernant le 15 Octobre de l’année 700 et gouvernera seul à partir de la mort de son père, le roi Egica, à partir de 702. Il est mort en l’année 710.
Wititza voulut que son fils aîné fût son successeur. Ce ne fut pas ainsi. A la mort du roi Wititza, les sarrasins étaient déjà à la porte du royaume wisigoth et à l’intérieur même, les partisans du Comte Roderik de Cordoue luttaient pour le mettre sur le trône de Tolède. Le royaume wisigoth étaient alors divisé en deux parties. L’une constituée par les fils de wititza et leurs partisans luttaient pour une monarchie héréditaire, l’autre, traditionnelle et attachée aux mœurs électives du peuple wisigoth, tenait à une monarchie élective. Ces derniers gagneront la partie et mettront Roderik à la tête du royaume presque entièrement conquis, seule une partie nord était restée sous le contrôle d’un fils de Wititza appelé Akhila. Les fils de Wititza et leurs partisans, qui avaient à leur tête l’Évêque Oppas, feront appel aux sarrasins qui étaient en bonne entente avec le Comte Julien, et sur lequel tant d’encre a coulé déjà, pour qu’ils les aidassent à conquérir la couronne de leur père usurpée par Rodéerik.
Les sarrasins vaincront les partisans de Roderik à la bataille de Guadalete mais ils ne redonnèrent pas aux fils de Wititza la couronne de leur père. Ils furent trahis par ces musulmans qui poursuivirent leur conquête vers Tolède, capitale des Goths, puis poursuivront leur chemin jusqu’à Poitiers, une ville de France d’où ils reviendront vaincus par Charles Martel. Ils resteront huit siècles durant dans le royaume wisigoth qu’ils appelleront al-Andalus. Là, ils donneront aux fils de Wititza des terres à Tolède, Córdoba et Séville.
Les fils de Wititza ne seront pourtant pas de si tôt écartés du pouvoir. Seigneurs sur leurs terres, ils collaboreront longtemps avec les nouveaux maîtres. Ainsi, lorsque le fils de Musa b. Nuçaïr se mit à collaborer avec les partisans de Roderik pour la gestion du pouvoir en terre d’al-andalus, les vitiziens, encore forts, conspirèrent contre lui, arrivèrent à le faire destituer et finalement, à le faire exécuter. Sarah, petite fille de Wititza, aura pour époux un des conquérants arabes, et un autre fils de Wititza, Ardabasto, sera lui reconnu Wali des chrétiens en ce pays devenu musulman. Ces musulmans reconnaîtront les fils de witiza et leurs descendants par le nasab al-Quti.
Les sources historiques donnent plusieurs Quti et Qutiyya comme desendants du roi Wititza passés à l’Islam ; ce sont entre autres : Abana al-Quti al-Tulaytuli (Toledo XII e s.), Abd Allah b. Abana al-Quti (Toledo XII e.-XIII e s.) , Abd Allah b. Isa b. Quti (X e-XI e s.), Ahmad b. Abd Allah b. Abana al-Quti (XIV e s.) , Bakr b. Ahmad b. Abd Allah b. Abana al-Quti (XIV e. XV e s.) , Hafs b. Albar al-Quti (Cordoue – 989) , Ibn al-Qutiyya (Cordoue, 977), Isa b. Quti (Puente del Arzopizpo Xe siècle) , Muhammad Ibn al-Qutiyya (Cortés de la Frontera, + 1491), Al-Mutawakkil bi Allah b. Ziyad (Toledo XIV – XV e s.) , Al-Quti (Toledo XIIe siècle) et Sulayman b. Arit al-Quti al-Tulaytuli (Toledo, + 1159) . Les Quti et les Qutiyya, descendants du roi wisigoths Wititza, bien qu’ignorés par les sources historiques de façon générale, vécurent entre Tolède, Cordoue et Séville du Xe au XV e siècle. Il faut souligner qu’une autre branche des Quti vécut à Cordoue, c’est celle de Ahmad b. Sulayman b. Ayyub b. Sulayman b. Hakkam b. Abd Allah b. Balakayush b. Ulyan al-Quti Abu Umar (Ceuta-Cordoue 388) . Cette branche descend du Comte Julien.
De tout ce qui précède on peut conclure que la généalogie de Alfa Kati Mahmud selon les sources historiques africaines est la suivante : Alfa Kati Mahmud b. Ali b. al-Mutawakkil bi Allah b. Ziyad b. Bakr b. Ahmad b. Abd Allah b. Abana al-Quti al-Tulaytuli al-Andalusi. Il appartient par son père, aux Goths islamisés de l’Espagne musulmane et la ville d’origine de son père est Toledo.
Les sources historiques donnent de diverses manières le nom du père de Alfa Kati Mahmud. Dans le Fettach il est donné comme al-Hajj al-Mutawakkil Kâti. Le Tarikh es-Soudan donne tantôt Mahmud Kouti sans donner le nom du père, tantôt al-Hâdj El-Motaouakkel-`ala´llah. Il n’est donné comme Ali b. Ziyad qu’une seule fois, dans l’obituaire du petit-fils de Alfa Kati Mahmud qui est du même nom. Alfa Kati Mahmud lui même le donne tantôt comme al-Hajj Ali, tantôt comme Ali b. Ziyad.
Nos connaissances sur ce personnage sont fort limitées. Voici tout ce que Alfa Kati Mahmud dit à propos de lui : « Il faut savoir que notre père al-Hâjj `Alî, après son départ de Tolède, a continué son voyage au Maghreb. Je reviendrais sur ce point. Il a passé un temps au Tuat, il alla de suite à Sijilmasa où il passa à peu près un an, alla après au hâjj avec d'autres frères. Là, il visita la tombe du Prophète avant de revenir à Sijilmasa où il passa des mois en étude auprès de ses Sheikhs. Il revint une seconde fois au Tuat, y passa six mois. C'est là qu'il croisa quelques frères venus d'al-Andalus, terre où il naquît. Ils partaient au pays des noirs. Il fît donc chemin avec eux. Ils passèrent par le pays du Hodh, puis par Walata où il resta quatre mois. De là, il continua avec d'autres (compagnons) jusqu'au pays des Syllankè, les Wâ'kari noirs, qui sont de bonnes gens. Ils vécurent ensemble en paix, en cette terre des Sylla qui honorent tout musulman qui vient chez eux. Plusieurs de ses parents paternels vinrent d'al-Andalus et du Maghreb le rejoindre là. Ils sont pour la plupart des commerçants. Ayyuha l-`Ah al-qarîm, pour ce qu'il y avait de bonheur, de tranquillité et de piété musulmane en cette terre de grâce des noirs, al-wâlid y resta. Maints commerçants andalous qui vinrent en sa compagnie, comme ceux qui le rejoignirent, demeurèrent là avec lui. Ils fructifièrent cette terre. Ils y construisirent des maisons, des puits, aidés par leurs beaux-frères. Ayyuha al-`Ah l-qarîm, les commerçants andalous n'ont pas cessé de venir d'al-Andalus et du Tuat. Ils restèrent ainsi avec les Sarakollé. Mon père s'est marié parmi leurs (familles) nobles, il eut une grande descendance, des filles et des garçons. Je suis l'aîné de ses enfants. Ainsi se clarifie ma généalogie (du coté de mon père et de celui de ma mère). Il faut savoir que mon père eut d'autres enfants dans son pays; certains sont venus plus tard (le rejoindre là). Je suis l'aîné des enfants qu'il eut ici. Il nous a parlé d'eux avant sa mort, qu'Allâh aie pitié de son âme. Nous fûmes liés par correspondance, mais Dieu merci, certains sont avec nous ici. Ayyuha l-`Ah al-qarîm, il nous a dit qu'à la fin de l'Islam en al-Andalus, la chrétienté y régna et y sema la destruction, le vice, le crime, l'assassinat et la torture. C'est là une des raisons de l'exil des musulmans qui partirent de cette terre à la recherche de tranquillité, loin des chrétiens. Ils ne pouvaient être tranquilles sous leur domination par crainte de leur malveillance. L'Orient était une terre lointaine, aussi, plusieurs descendirent là. Ils n'ont pas cessé de descendre, un à un et en groupe. Il est une nécessité de rappeler ici, comme nous l'a dit notre père O Ayyuha l-`Ah al-qarîm, que lui, ses frères et plusieurs autres andalous sont partis de leur pays sans le vouloir. Ils ont abandonné là leurs biens. Si tu vois que des gens craignent dans leur pays et le fuit, c'est qu'ils ne s'entendent pas avec leurs dirigeants. Il faut savoir O Ayyuha l-`Ah al-qarîm que la cause de l'exil de mon père est la pression de certains chefs de là bas sur sa famille; car dans les premières époques, ils étaient les Dh âwil imârati, les rois, il y a en fait, longtemps de cela, bien avant la pénétration de l'Islam (en al-Andalus). Il n'est pas nécessaire de s'attarder sur ce sujet sur lequel tu peux te renseigner dans notre livre Tedzkirat al-Ihwân ammatara kuhu mîn al-`awân… O Ayyuha l-`Ah al-qarîm, lorsque nous lui demandâmes pourquoi il vint à la terre des noirs, pourquoi il ne resta pas au Tuat (par exemple) après sa sortie de la terre de ses pères, notre père nous a dit, qu'il en eut l'intention, de retour du Hâjj, il voulut bien rester au Tuat ou à Sijilmasa, mais il vit des coutumes en ces terres qu'il ne put tolérer. Elles sont pour la plu part al-bida'. Il dit qu'il n'est pas contre le rehaussement de celui qui le mérite parmi les walî et leurs semblables, mais qu'il a vu (dans ce sens) des bida' vilains. Tu peux voir, dit-il, tout un groupe (de croyants) dans la suite d'un sheikh parmi les Wilâya et leurs pareils. Ils le rehaussent tant, ils travaillent pour eux, cherchent (tout exhaussement à leur Dieu) par eux, ils les donnent une valeur par dessus tout, et, ils entendent en même temps dans leur ignorance que tous les sheikhs sont les mêmes chez Allâh ( Subhâna wa tallâh). Ils disent qu'ils sont les compagnons de Sîdî tel ou tel, ou de telle ou telle maison. Ainsi sont-ils. Ils nomment leurs sheikhs, lui demandent protection, se mettent dans la tête que cette demande d'intercession leur sera bénéfique et que leur abandon leur portera préjudice. Quand devant eux un autre sheikh est nommé, ils lui prêtent les mêmes vertus, sans se demander s'ils les méritait ou pas. Mon père disait que c'est là une des raisons de son départ du Maghreb pour le pays des noirs. O Ayyuha l-`Ah al-azîz, il nous a parlé aussi de son pays al-Andalus, quand il était gouverné par les Goths; sous le règne de leur roi Rodrik, il y a longtemps, Iulian fut fustigé par un acte vil de ce dernier. L'inimitié se poursuivit et dégénéra en fitna. J'arrête là ces notes marginales, résumé d'une réponse à mon frère de Jennée. L'esclave de son Seigneur,Alfa` Ka`tî Mahmûd b. `Alî b. al-Mutawwakil bî Allâh b. Ziyyâd al-Wâ'kari al-Qô'ti. Je demande bénédiction à tous ceux qui liront ce texte; que le lecteur sache que ceci est écrit des années après les faits. J'écris seulement lorsque je me souviens. Wa-salâm. »
Ali lui même n’a laissé que deux notes sur ses manuscrits. La première est une note d’appartenance où il est dit Kitâb de Ali b. Ziyad al-Quti al-Andalusi , il l’a portée en marge du colophon d’un Coran copié en l’année 1423. La seconde, plus étendue, est également une note d’appartenance où il indique : « J'ai acheté ce livre doré, titré Shîfa` Cadi Iyâd, à son premier propriétaire, Muhammad b. `Umar, en un achat légal, à la valeur de 45 mithqal or pur, payé comptant au vendeur, devant les témoins, mes compagnons. Cela a lieu, deux mois après notre arrivée au Tuwat, en provenance de notre terre, Tolède, localité des Goths. Nous sommes en route pour le Bilâd al-Sûdân. Demandons à Allâh, Lui le Tout Puissant, qu'il nous accorde là bas, de la tranquillité. L'esclave de son Seigneur, Ali b. Ziyad al-Quiî. Ce 22 du mois de Muharram de l'année 873 de l'Hégire. ».
Ali b. Ziyad al-Quti s’est donc installé à Gumbu en pays Soninké. Il est retourné à al-Andalus où il est resté quelques six ans . Il serait mort avant les années 1516-1519 où Alfa Kati Mahmud parle déjà de lui au passé . Il est enterré à l’est de la mosquée de Gumbu. Sur sa pierre tombale il est inscrit : « Haza qabr al-Hajj Ali b. al-Maghribi al-andalusi ».
Ali-Gao b. Mahmud Kati III bi Kirshamba dit que la mère de Alfa Kati Mahmud est Kadija bint Abubakr Sylla, aînée des frères et sœurs de l’Askia Muhammad. Le Fettach donne le nom al-Baghunu à Abubakr, et Muhammad Abana b. Alfa Ibrahim b. Mahmud Kati III bi Kirshamba ajoute dans sa Rihla la nisba Kayaghaal-Khaghi. Par ses nasab, Kadija bint Abubakr descend comme son nom l’indique de la vieille famille royale des Kaya-Maghan Sylla qui commencèrent à régner sur le Baghana (ou Baghunu) et Kumbi Saleh à partir de Maghan Dumbé Sylla. C’est sous le gouvernement des Sylla que l’Islam s’introduisit au Ghana vers 1040. Alfa Kati Mahmud se donne lui-même comme nisba al-Wa’kari, c'est-à-dire le Soninké, le Sarakollé.
A suivre le Tarikh al-Sudan, Kadija serait la fille de Kassaï, une sœur du roi Sunni Ali Ber, lequel régna sur le Songhay de 1464 à l’année 1492.
Avec le mariage de Ali b. Ziyad al-Quti et Kadija bint Abubakr Sylla, nous sommes devant le cas unique d’un mariage entre un descendant islamisé du roi Wititza et d’une descendante des rois Sarakollés du clan des Sylla, nièce d’un roi (Sunni Ali) et sœur aînée du futur empereur Askia Muhammad, fondateur de la Dynastie des Askia. Ils eurent plusieurs enfants. Leurs fils aîné est l’Alfa Kati Mahmud ; à ce savant assez connu des historiens suivent : Alfa Ismael, Ibrahim, Hamma Sidi et Arkia. Ali b. Ziyad al-Quti eut aussi Musa b. Ali b. Ziyad de son épouse castillane. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Descendant du roi Wisigoth Witiza et d’une sœur de l’Empereur Askia Muhammad, Alfa Kati Mahmud vivra parmi les princes de Gao et les savants de Tombouctou et de Jennée. Il saura vivre tantôt à cheval, au côté de l’Empereur son oncle, et tantôt entre l’encre et le papier. Il laissera tantôt une œuvre de médecine avec son traité d’ophtalmologie, tantôt une œuvre de Qadi, avec ses consultations juridiques, d’astronome et d’astrologue avec ses notes à ce sujet, d’architecte restaurateur des mosquées de Jennée ou la construction du trésor public à Gao, d’historien avec son œuvre en deux volumes sur les Goths et sur les Askia, de financier contrôlant les poids et mesures de l’Empire ou de démographe travaillant au recensement des populations de Gao.
Nous ne savons rien de l'enfance de Mahmud. Il étudia la sira et le fîqh auprès de Muhammad Tullé et de Mahmud Daydabaxa, le tafsir al-Qur'ân auprès de Salîh Jawara et l'astronomie auprès de Muhammad Tunka, tous ministres de l’Askia Muhammad.
Nous ne savons pas avec exactitude à quelle date Mahmud entra dans la cour de l'Askia Muhammad Sylla. Il était déjà à Gao en 898 H. quand l'Askia Muhammad, alors Kanfari du Shî `Alî, évinça le Shî Baro pour fonder la dynastie qui portera, pour la postérité, son nom.
Mahmud, malgré son jeune âge, prendra part à cette conquête du pouvoir par une ambassade qu'il effectua auprès du Shî Baro en 1492.
La même année arrivait une lettre d'`Abd al-Karîm al-Maghîlî qui donnera corps au discours théologique sur lequel se fondera l'Askia pour légitimer sa conquête et son exercice du pouvoir au Songhay.
De 902 à 903 H, Mahmûd est au Hijjaz avec l'Askia Muhammad et sa Cour. Là, il acheta un tapis qu'il offrira au Hû Kokorey Koy de l'Askia, Mori Hawgaro.
Il est avec l'Askia à Samba-Lama en l'année 910, puis à Arkiya. Il assistait encore aux leçons de Salîh Jawara. Il était là à Gao, à la première rencontre de l'Askia et du Sharîf as-Saqli, et dans le Kesu, avec le frère de l'Askia `Umar Komzagho, à la fondation de Tindirma. C'est là qu'il trouva les premières traces d'une présence juive dans la vallée du Niger. Il s'étalera dans ses notes sur ce peuplement, ses jardins, ses puits, ses tombeaux et ses inscriptions hébraïques.
En 911 H., il assista à Tindirma au retour de l'armée de l'Askia qui s'en était allée en campagne près de cette cité. Avec l'Askia et le reste de sa Cour, il règle un différent entre les habitants de Toya et ceux de Tawtalla.
La même année, Mahmud Kati assiste à l'arrivée d'une ambassade du Sultan de Fez, le Wattaside Muhammad al-Butaqâlî, constituée de maghrébins et d'andalous. Parmi ces derniers se trouvait Hasan b. Muhammad al-Wazzan al-Zayyâti, connu sous le nom de Léon l'Africain, exilé lui aussi de Granada, après la prise de cette ville par les Rois Catholiques, en 1492.
Cette rencontre de Mahmud Kati, fils d'un exilé de Tolède et de Léon l'Africain, fils d'un exilé de Granada, dans la cour de l'Askia était fortuite, et pourtant, l'un, par le Ta'rîkh al-Fettash et l'autre, par Descrittione Dell'Africa, donneront au Songhay et à une bonne partie du continent noir, les premières sources écrites de son Histoire.
Mahmûd Kati est à Barru avec l'ambassade Wataside et l'Askia Muhammad ; il revint avec elle à Gao. A Mori-Koyra, il reçoit une visite de frères andalous, en un lieu non indiqué, le 26 Dzil Hijja de cette même année 911 H. ; parmi eux était Mûsa b. `Alî b. Ziyad al-Quti son frère. A Gao, Mahmud assiste à une autre rencontre du Sharîf as-Saqli et de l'Askia Muhammad.
Mahmud Kati est dans la suite de l'Askia à Kara, en 912 H. Il est à Jennée, à la fondation de Kolosoko, près de la mosquée de Sankoré en 915 H. La même année, il se retrouva à Dia.
En 920 H. ses activités se précisent dans la Cour. Il est au devant de la délégation qui reçoit l'Askia à son retour du Pays Môsi. Il entama, à partir de Muharram de la même année, la construction du Trésor Public, à Gao.
Mahmud Kati s'occupera désormais des finances de l'Empire Songhay. Il poursuivra la construction du Trésor Public le long des mois de Rabi` I et II ; fait des comptes au Hû Kokorey Koy de l'Askia.
Il sortit après le 25 Rabi` II pour Tombouctou où il visita la tombe du poète et architecte de Granada, Abû Ishâq as-Sâhîlî al-Gharnâtî, architecte du Palais royal de Niani et de la mosquée de Jingarey-Ber à Tombouctou ; là, il fit la prière du Vendredi. Il rencontra après les Zunûj en conflits à Tindirma. Il passa après à Gumbu où se trouvait alors le reste de sa famille.
Mahmud, après la visite de sa famille, revint la même année à Jennée où il établit l'état des dépenses de la restauration de la mosquée. Il reviendra plus tard à Gao où il acheva les comptes de la restauration du Palais Royal.
A Tindirma, Mahmud tint registre de la location des maisons où habitèrent des commerçants andalous. A Gao, il fait encore des dépenses pour des retouches du toit du Trésor Public et établit le recensement de la population.
Mahmud donne le cours des prix à Gao en l'année 921. Il ne fait cas que des rencontres entre l'Askia et le Sharîf as-Saqli de 926 à 927 H. Il contrôle les poids et mesure à Jennée en l'année 935 H.
A partir de cette année 935 H., tout bascula. L'Askia Mûsa, fils de l'Askia Muhammad, se révolta contre son père, et en une révolution de palais sans gloire, le renversa le 10 du mois de Dzil-Hijja. Il demeura au pouvoir jusqu'au 24 du mois de Sha'ban de l'année 937 H. (12 Avril 1531).
Mahmud Ka`tî s'éloignera alors de Gao, il entreprendra, à partir de cette date, une vie de Qâdî dans le Delta Intérieur du Niger où il vécut antérieurement en Ministre des finances et parfois en Délégué de l'Askia. En exerçant cette fonction de Qâdî, Mahmud revenait à un office remplit par sa famille (les Banû l-Qûtî) à Tolède comme à Cordoue et à Cortès de la Frontera.
En 943 H., Mahmud passa par Tombouctou avec Muhammad Tullé. Le 22 Shawwal de l'année 960 H., il s'en fit à Tindirma, recença là des dettes avant de passer par l'île de Toya, où il tomba malade. De là, il alla le 14 Jumâda I à Kalambôti, d'où il sortit pour la ville de Jennée. Le Dimanche 12 Jumâda II, il sortit de Jennée pour Kutân ; de là, il rentra à Tawtalla par Bandugu. Il rentra après à Kay-Kay où il régla un conflit entre les Zûnuj.
Il sortit le 15 Dzil-Hijja de l'année 971 de Tindirma pour le Jimballa où il eut encore à régler un différent entre Zunûj et habitants de cette dernière contrée. Il apparaîtra plus tard à Lesuji pour s'occuper de l'héritage de commerçants du Sahil. La même année, un autre héritage l'occupa à Tindirma, et à Tatara, il revint sur la question des Zunûj et des habitants de Jimballa.
Il revint enfin à Gao où il vécut sa prime jeunesse et ses premières gloires le 10 Muharram de l'année 973; là, il recensa les livres d'un défunt. Il resta dans le septentrion de la Vallée du Niger jusqu'en 990 H. Il est à Kara en 976 H. et des hommes blancs lui rendent visite. A la même époque, de Sâo Jorge da Mina, des portugais atteignirent Gao où ils remirent un message au Roi Songhay, grandement étonné de voir des chrétiens arrivés par les chemins du sud. Ils laissèrent à Gao, une pièce d'artillerie avec las armas reales du Portugal, une image de la Vierge et une croix en métal.
En 990, Mahmud Kati effectua un voyage de condoléance à Kara ; la même année, il partit de Gao.
La même année, la vie du Qâdî itinérant, prend un tournant final. Devenu plus que centenaire, il se retira à Arkiyya, dans le Jimballa. Là, il forma autour de lui, comme aux temps de son père à Gumbu, une communauté d'exilés andalous. Ceux-ci se déversaient sur le Maghreb depuis la bataille des Alpuharras en 978 H. Certains prenaient le chemin du Bilâd as-Sûdân et finissaient là, autour d'un fils d'exilé, lui même au terme de sa vie. Toutes les prétentions politiques de l'Alfa` Ka`tî se réduisirent finalement à la gouvernance des affaires quotidiennes des exilés dont il devint un Wakil de fait.
Il était toujours là, dans ce village proche du lac Débo, lorsqu'en qu'en 999 H., Jawdar Pasha, né à Cuevas del Almanzora, conquît le Songhay de Ishâq II, au nom du Sa'dî Ahmad al-Mansûr. Mahmud Ka`tî vît le Songhay des Askia naître et mourir. Il vécut son siècle d'histoire.
Dans sa retraite d'Arkiyya, le centenaire descendant des Banû l-Qûtî de Toledo vit venir à lui les Qâ`îd de Jawdar Pasha, comme des fils à un père. Le Qâ'îd Ammar al-Fata de Cuevas del AlManzora se maria à une des filles de sa communauté ; le Qâ'îd Bâ Hasan Ferrero lui aussi prendra femme dans l'enourage de l'alfa` Ka`tî, il se mariera la même année de son arrivée à une Qûtiyya du nom de Nânâ.
En Rajâb de cette même année 999 H., il dicta ses remarques sur les troubles de la nature. Le jeudi, dernier jour de safar, de grands vents, après la prière de l'isha`, déracinèrent de multiples arbres. Aucune note ne suivit ces remarques. Mahmûd Ka`tî dicte son testament dirigé à ses fils et petits fils.
Abd al-Rahmân as-Sa`dî, ami d'un petit-fils de Mahmûd, note dans son Ta'rîkh as-Sûdân: " Dans la nuit du dimanche, première nuit du mois sacré de muharram de l'année 1002 (27 Septembre 1593), presque au moment du lever de l'aurore, mourut à Arkiya le très docte jurisconsulte, le Cadi Mahmûd Ko'ti b. al-Hâjj al-Mutawakkil `ala'llah. Son corps fut transporté à Tombouctou, et ce fut là que, après la seconde prière du soir, on récita sur lui les prières des funérailles. Immédiatement après cela, il fut enterré près du tombeau du jurisconsulte Ahmad b. al-Hâjj Ahmad (Dieu leur fasse miséricorde et nous fasse profiter de leurs bénédictions. Amen!) ".
Mahmud Kati, en mourant, laissa plusieurs enfants dont Ali b. Ziyad, Alfa Ismaël Kati, Alfa Yusuf Kati, Alfa Ibrahim Kati, Al-Amin Kati, Fatima et Arkia entre autres. Il épousa, selon Ali b. Hola, une fille de son oncle Askia Muhammad avec qui, il eut ses enfants qui, eux-mêmes, se marieront dans la descendance de l’Askia. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L’oeuvre de Alfa Kati Mahmud se divise en deux grandes parties. L’une est composée par le Tedzkiret al-Ihwan, une œuvre historique en deux volumes, et l’autre, par de multiples notes portées en marges de ses manuscrits qui seront en partie utilisées par ses descendants dans le Tarikh al-Fettash. Selon une note de Ali-Gao b. Mahmud Kati III, dictée à Ali b. Hola b. Muhammad b. Ali b. Mahmud Kati II, le Tedzkiret al-Ihwan se divise comme suit :
1. La famille, ses problèmes après le départ d’al-Andalus 2. Le rapport entre les Qut et les Syllanké 3. Les origines depuis Toledo et Granada 4. Les familles qui suivirent Ali au Bilad al-Sudan 5. La relation avec la Famille Royale jusqu’à la mort de l’Empereur Askia 6. Les voyages dans la suite de l’Askia 7. Les efforts et soucis après la mort de l’Askia 8. Les mosquées et palais construits par l’Askia, leurs noms et lieux 9 Conclusion : Lettres et Fatwa.
Le Tome II qui traite d’al-Andalus suit après ; ses divisions ne sont pas indiquées dans ce manuscrit.
Les notes portées dans les marges des manuscrits de Alfa Kati Mahmud sont au nombre de 218. Dans ce nombre, nous n’avons pas inclus les balaga quand ceux-ci ne sont pas accompagnés d’un Ijaza ou de quelques informations permettant de reconnaître le nom des maîtres auprès desquels Alfa Kati étudia, ou d’avoir quelques notices sur des évènements qui eurent lieu aux temps de ses études. Les 218 notes se distribuent ainsi :
Comme le montre ce tableau des fréquences, 116 notes de Alfa Kati Mahmud, soit 54%, sont relatives à l’histoire ; à ce pourcentage, il faut ajouter la série des lettres adressées à l’Askia ou écrites son Secrétaire, Salih Diawara, à des tiers qui sont au nombre de 8 et représentent 4%. 29 éléments, soit 13%, sont des consultations juridiques, et 11, soit 5%, sont des actes juridiques. Diplômes et notes d’études représentent 15, soit 7%. En dehors de l’histoire et du droit, Alfa Kati Mahmud s’est également intéressé aux sciences naturelles. Il a écrit un petit traité de médecine où il traite de l’œil. Il en donne l’anatomie, indique ses différentes maladies, les éléments nécessaires pour sa guérison et ce qu’il faut pour l’opération de la cataracte. La médecine donne 9 éléments qui traitent du même thème, soit 4%. A coté de ces éléments de médecine, Alfa Kati Mahmud a laissé 29 éléments, soit 13 % des notes, qui sont des observations naturelles. Pluies, vents, météorites sont les thèmes de ces observations.
Le docte lecteur entendra qu’il n’est en effet pas question ici du Ta`rikh al-Fattash, parce que Alfa Kati Mahmud n’en est pas l’auteur. Levtzion l’a déjà dit. Ce sont ces notes qui ont été utilisées en partie par le rédacteur du Fettash, et nous le verrons à la lecture des notes de ses descendants qui ont souvent copiés plusieurs de ses écrits sans indiquer parfois que ce sont des notes extraites du Tedzkiret al-Ihwan dont il est le seul auteur.
Tarikh el-Fettach ou chronique du chercheur pour servir à l’histoire des villes, des armées et des principaux personnages du Tekrour par Mahmoûd Kâti ben El-Hâdj El-Motaouakkel Kâti et l’un de ses petits-fils, traduction française accompagnée de notes, d’un index et d’une carte par Octave Houdas, Professeur à l’École des Langues Orientales vivantes et M. Delafosse Chargé de cours à l’École des Langues Orientales Vivantes, Librairie d’Amérique et d’Orient, Adrien Maisonneuve, Paris 1981. Tarikh es-Soudan par Abderrahman ben Abdallah ben `Imran ben `Amir Es-Sa`di, traduit de l’arabe par O. Houdas, Professeur à l’École des Langues Orientales vivantes, Librairie d’Amérique et d’Orient, Adrien Maisonneuve, Paris 1981. Voir pages 112 et 322 de la traduction comme l’indiquent les éditeurs du texte. ms 5 f. 5 v., 6 r., 8., 11 r., 12 r., 13 r. datée de l’année 910H, 14 r., 15 v., 17 v., 19 v., 21 r., 23 r. datée de l’année 911H ; 24 r. datée de l’année 902H, 25 r. datée de l’année 910H, 34 v. datée de l’année 911H, 35 v., 36 r. ; ms., 8 f. 2 r, 4 r. ; ms. 10 f. 1 r. annoté en l’année 910H. ; ms 16 f. 1 v. ; ms. 20 f. 1 r. ms. 18 f. 7 v. annoté en 930H. ms. 4 f. 18 r. datée de l’année 910H. ms. 4 fs. 12 r.; 17 r.; ms. 5 f. 9 r., et f. 39 r. ms. 15 f. 1 v. annoté en l’année 950H. ; ms. 13. f. 1 v. annoté en l’année 974H. ; ms. 17, f. 1 r. annoté en 975H, f. 1 v. ; ms 20 f. 1 r. ; ms 24 f. 1 r. annoté en l’année 978. ms. 4 f. 7 r.; f. 8 v.; 25 r., 26 r., 29 r., 35 r. ms. 4 f. 8 v. donnée dans une note de l’année 926. ms. 4 f. 10 r.; ms. 6 f. 20 r note en l’année 970H. ms. 5 f. 18 r.; ms 6 f. 18 r., 23 v., 24 v.; ms 7 f. 1 v., 3 v. annotés en l’année 971H. ; ms. 8 f. 2 v, 3 r., 3 v. ; ms. 20 f. 2 r. ; ms. 21 f. 4 v. ; ms. 22 f. 1 r. ms. 5 f. 18 v. notée en l’année 915H. Voir Fondo Kati mss nº 25, 26, 35, 38, 40, 41, 42, 71, 1905, 1909, 2689, 3248, 3581. Voir ms. 515 f. 135 r. et ms. 1789 f. 25 où il le donne comme Abi Bakr al-Quti al-Tulaytuli al-Andalusi. Sur les goths voir bibliographie finale. Es-Saadi, 1981, p. 57. il donne ailleurs pp. 322 et 456 Ko’ti. Fettach, 1981, pp. 5, 9, 24, 26, 27, 39, 49, 58, 92, 101, 102, 105, 113, 126, 135, 139, 153, 168,, 198, 199, 200, 201, 205, 206, 207, 213, 217, 236, 237, 257, 271, 272, 304, 308, 308, 332. Voir ms. 86. Abana comme son père alfa Ibrahim b. Mahmud Kati III donne souvent Qut ou Cota comme nasab. Sur les Wizigoths voir bibliographie finale. Sur Ibn al-Qutiyya, voir: Ávila, Mª L., La sociedad hispanomusulmana al final del califato, Madrid, 1985; Boigues, F. P., Ensayo Bio-Bibliográfico sobre los historiadores y geógrafos arábigo-españoles, Biblioteca Nacional, Ollero & Ramos, Madrid, 1898, pp. 83-87; Boiko, Arabskaia istoricheskaia literatura v Ipanii, Moscou, 1977, pp. 110-114, nº34; Chalmeta, P., “Una historia discontinua e atemporal” Hispania, XXXIII, 1973, pp. 23-75; Christys, A., Christians in al-Andalus (711-1000), Curzon, pp. 158-186; Al-Dahabi, Siyar a’lâm al-nubalâ´, 23 vol., Beirut, 1981-1985, XVI, 219-220, nº 153; Fierro, M. I., “La obra histórica de Ibn al-Qutiyya”, Al-Qantara, Revista de Estudios Árabes, vol. X. Madrid 1989, Fasc. 2, pp. 486-511; Fierro, Mª I., “Familias en el Ta´rîj Iftitâh al-Andalus de Ibn al-Qûtiyya”, Estudios Onomástico-Biográficos de al-Andalus IV éd. Par L. Molina, CSIC, pp. 41-70; García Gómez, E., “Aben alcotía y Abenhazam” Revista de Occidente, XVI, 1927, pp. 368-378; Houdas, “Histoire de la conquête de l’Andalousie par Ibn Elqouthiya, pp. 219-259; Ibn Azzuz, Med., “Una edición parcial poco conocida de la “Historia de Ibn Qûtiyya”, Al-Andalus, XVII, 1952, pp.233-237; Ibn Bashkual, Kitâb al-Sila, éd. Codera, F., Madrid, 1887-1889, nº 849 et 765; Ibn al-Farâdî, Ta´rîkh `ulamâ´ al-Andalus, éd. F. Codera, et Ribera, Madrid, 1891-1892, BAH, VII-VIII, nº 1.376; Ibn Halliqân, Wafayât al-a`yan, 8 vol, Beirut, 1971; Ibn Hayâr, Lisân al-mîzân, 5 vol., Beirut, 1971, V, 324-325; Ibn al-Qutiya, Kitab iftitah al-Andalus, éd. Gayangos, Saavedra et Codera, Madrid, 1868; Ibn al-Qutiya, Il Libro dei verbi di Abu Bakr Muhammad b. Umar b. Abd al-Aziz ibn Qutiyya, publicato da Ignacio Guido, Leida, E. J. Brill, 1894; Iyad al-Sabti, Tartîb al-Madârik, 8 vol., Rabat, VI, 296-298; Nallino, Oriente Moderno, VII, pp. 403-406; Ribera, J., Disertaciones y opúsculos, 2 vol., Madrid, 1928, I, 435-456; Al-Safadî, al-Wâfî bi l-wafayât, vol. IV, éd. Par S. Dedering, Wiesbaden, 1981, 242; Yâqût, Mu`jam al-udâbâ´, 7 vol., Londre, 1931, VII, 52-55.
Histoire de la conquête de l’Andalousie par Ibn Elqouthiya, texte traduit et annoté par O. Houdas, Traduit et annoté par Don Emilio Lafuente Y Alcántara, Madrid MCMLXXXIV, p. 19 et note 1. Sur cette période voir la bibliographie sur les Goths en Hispania. Ali Hola b. Muhammad b. Ali b. Mahmud Kati, ms. 3010, f. 54. Fils de Abd Allah Ibn Isa Ibn Quti, il est cité par Ibn Hayyan dans son Muktabis publié à Paris en l’année 1937, d’après le manuscrit de la Bodleïnne par le P. Melchor M. Antuña, O.S.A., correspondant de l’Académie d’Histoire de Madrid. Il est le fils de Abd Allah b. Abana et de Mena voir Ali Hola ms. 3010 f. 54 r Bakr est né à Toledo à une date qui ne nous est pas indiqué. C’est de lui que descend Ziyad, père de al-Mutawakkil bi Allah qui lui est le père de Ali b. Ziyad al-Quti al-Tulaytuli al-Andalusi. C’est ce dernier qui émigra de Toledo et s’est installé à Gumbu. Voir Muhammad Abana ms. 86. Sur Hafs al-Quti voir : Dunlop, D. M., “Hafs b. Albar – The Last of the Goths ? »; Koningsveld, P. Sj. Van, “Psalm 150 of the translation by Hafs ibn Albar al-Quti (fl. 889 A.D.[?]) in the Glossarium Latino-Arabicum of the Leyden University Library”, Biblitheca Orientalis, XXIX nº 5/6 September-November, 1972, pp. 277-280; Neubauer, “Hafs al-Qouti”, Revue des études juives, pp.65-69 ; Schippers, A., “Hafs al-Qûtî’s Psalms in Arabic Ragaz metre (9 th century): a discussion of translations from three Psalms (Ps. 50, 1 and 2)”, in: Orientalia Lovaniensia, Analecta, 86: Law, Christianity and Modernism in Islamic society, éd. By U. Vermeulen and Van Reeth, Uitgeverij Peeters, Leuven, 1998, pp.133-146; Urvoy, Le Psautier Mozarabe de Hafs le Goth, Presse Universitaire du Mirail, Toulouse, 1994. Muqtabis , éd. Antuña , voir également Pierre Guichard, Al-Andalus, Estructura antropológica de una sociedad islámica en occidente, éd. Fac-simil, Granada, MCMXCV, pp. 380-391. Sur Muhammad Ibn al-Qutiyya, voir “ Respuesta de Muhammad Ibn Qutiyya alfaquí de Cortes, sobre la situación jurídica de las alquerias despobladas, según la sâri’a, y sobre los límites y situciones de Cortes antes de la conquista A. C. M. Leg. 56, Cuad. 47” in: Ronda y su Serranía en tiempo de los Reyes Católicos, Málaga, 1979. Ce personnage ancêtre de Alfa Kati Mahmud est pratiquement cité dans la généalogie des Kati en tous leurs manuscrits. P. Sj. Van Koningsveld parle d’un autre al-Quti dont on ignore tout de la vie dans son étude intitulée “La apología de al-Kindi en la España del siglo XII: huellas toledanas de un « animal duplex », inclus dans “Estudios sobre Alfonso VI y la Reconsquista de Toledo, actas del II Congreso Internacional de Estudios Mozárabes (Toledo, 20-26 de Mayo 1985), Toledo, Estudios Visigótico-Mozarabes, 1987- 1989”. Sur Suleyman al-Quti, voir Pr. Piagel, Congratio sive Liber de Oculis quem compilavit Alcoatin, christianus toletanus, anno dominicae Incarnationis MCLIX, Berlin, 1896 ; Allard, E., Augenheilkunde des Alcoatim a. d. J. 1159 (Teil VI) Zum ersten Male ins Deutsche übersetzt, Diss. Med. Berlin, 1899, 36 pp; Block, A., Beiträge zur Litteratugeschichte der Augenheilkunde im Mittelater unter besonderer Berücksichtigung der Augenheilkunde des Alkoatim, Diss. Med. Leipzig 1901, 28 pp; Deztany, Ll., (éd.): Alcoatí Libre de la figura del uyl. Text catalá traduït de l’àrab per Mestre Joan Jacme, Barcelone, 1933, pp. 7-18, Notes proemials [et] pp. 29-38, Josep M. Simon de Guilleuma, Notícia histórica medical; Felsch, K., Die Augenheilkunde des Alcoatim (1159) Zum ersten Male ins Deutsche übersetzt und mit Anmerkungen begleitet, Diss. Med. Berlin, 1898, 32 pp ; Kaempfer, R., Augenheilkunde des Alcoatim a. d. J. 1159 (Teil VII) Zum ersten Male ins Deutsche übersetzt, Diss. Med. Berlin, 1900, 36 pp; Millás, V. J. Mª, Sobre el oftalmólogo hispanoárabe Alcoatí in Nuevos estudios sobre historia de la ciencia española, Barcelona, 1960, pp. 211-219; Pagel, J. L., Neue litterarische Beiträge zur mittelalterlichen Medecin. II. Die Augenheilkunde des Alcoatim. (Aus dem 1159), Berlin, Druk und Verlag von Georg Reimar, 1896; Schlepckow, F., Die Augenheilkunde des Alcoatim a. d. J. 1159 (Teil III) Diss. Med. Berlin, 1899, 32 pp ; Schorss, K., Augenheilkunde des Alcoatim a. d. J. 1159 (Teil IV) Zum ersten Male ins Deutsche übersetzt und mit Anmerkungen begleitet, Diss. Med. Berlin, 1899, 35 pp; Schwarzweiss, L., Augenheilkunde des Alcoatim a. d. J. 1159 (Teil V) Diss. Med. Berlin, 1899, 34 pp; Sezgin, F. alcoatim (Sulaymân Ibn Hârit. Al-Qûtî, 6 th/12 th cent) texts and studies, Collected and reprinted by -, in collaboration with Mazen Amawi, Carl Ehrig-Eggert, Eckhard Neubauer, Islamic Medecine, vol. 56, Institute for the History of Arabic-Islamic Science at the Johann Wolfgang Goethe University, Frankfurt am Main, 1996; Wilm, H., Die Augenheilkunde des Alcoatim (1159), Th II. Zum ersten Male ins Deutsche übersetzt und mit Anmerkungen versehen, Diss. Med. Berlin, 1899, 32 pp ; Windmüller, E., Augenheilkunde des Alcoatim a. d. J. 1159, Tractat IIII, Diss. Med. Berlin, 1899, 36 pp. Voir sur ce personnage: Ibn al-Faradi, Tarikh al-ulama al-Andalus, ed. F. Codera, Biblioteca Arabico-Hispana, volume VII-VIII, Madrid 1891-1892, nº 188; ed. Le Caire, 1966, nº 190. Tartib al-Madarik wa takrib al-Masalik li marifat alam madhab Malik, ed. S. A. Arab, volume VI-VII-VIII. Rabat, 1981-1983, cf. Vol. VI nº291 et Beirut, 1968, nº550. Lévi-Provençal, Histoire de l’Espagne Musulmane, II, p. 13 et note 1.
Voir pp. 5, 9, 24, 26, 27, 39, 49, 58, 92, 101, 102, 105, 113, 126, 135, 139, 153, 168,, 198, 199, 200, 201, 205, 206, 207, 213, 217, 236, 237, 257, 271, 272, 304, 308, 308, 332. Voir presque tous les manuscrits de fondo Kati. Voir ms. 4 f. 1 v. à 5 v., ms. 3581 f. 181 r. Muhammad Abana reprend cette histoire ms. 86 f. 195 r à 129 r. voir ms. 2 f. 112 r.; John Hunwick, in “Studies in the Ta’rîkh al-Fattâsh ,III: Ka`ti origins”, Sudanic Africa, 11, 2001, pp. 111- 114, a traduit et annoté cette note de Ali b. Ziyad al-Quti. Ali-Gao b. Mahmud Kati III, ms. 845 f. 3 r. à 4 r. Voir Muhammad Abana, ms. 86 f. 134 r. Voir ms. Nº520b f. 68 r. Kaya-Maghan. Ce nom est une titulature donnée aux rois du Ghana. Voir ms. 520 f. 139. Le Fettach donne al-Kau-Kawi. Les deux termes indiquent qu’il est de Gao. Voir du présent texte les notes 7, 8, 9, 11, 15, 19, 20, 21, 22, 25. Voir alfa Kati Mahmud, ms. 4 f. 10 r; ms. 5 f. 36 r. ; ms. 19 f. 235 r. Nous n’indiquerons pas systématiquement toutes les sources manuscrites d’où nous tirons les éléments biographiques de Mahmud Kati ; ces éléments nous les donnerons dans le corpus de ses sources que nous espérons éditer bientôt avec en Introduction, ce texte que nous espérons enrichir si vie plus longue nous est prêtée. ms. 5 f. 4 v., f.8 r., note de l’année 910. Sur Muhammad Tullé écrit t.l dans les marginalia, voir : TF., 1981, pp. 25, 52, 53, 102, 113, 125, 126, 127, 129, 130, 136, 137, 153, 172 ; Le T.S. de Saadi de fait guère cas de ce ministre de l’Askia Muhammad. ms. 4 f. 10 r. note b. de l’année 910. Ce personnage est cité parmi ceux qui ont accompagné l’Askia lors de son pélérinage à la Mecque. Son nom donné p. 16 du texte arabe est transcit par Houdas et Delafosse comme Niedebogho ou Niadobogho qui disent-il est un surnom mandingue signifiant à peu près « qui a de la boue Dans l’œil. Cf. T.F. p. 25 et note 8 et p. 126. ms. 5 f. 14 r. note de l’année 910. Ms. 19 f. 62 r. Les Tarikhs ne font pas cas de ce personnage.
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